mercredi 8 août 2007

Inspirez, expirez...

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mardi 3 juillet 2007

Le thon rouge est toujours menacé

Interview de Stéphan Beaucher, chargé de campagne Océans de Greenpeace France, sur la campagne de pêche 2007 en Méditerranée.



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jeudi 21 juin 2007

Que cache donc le Daniela?

Dernier épisode en date : lundi soir, nous nous sommes aperçu de la présence du Daniela à environ 30 milles de nous. Il s'agit d'un navire surgélateur panaméen opérant pour Ricardo Fuentes, opérateur majeur espagnol de la filière du thon. Il exploite une flotte de navires, possède des fermes d’engraissement et est présent à tous les stades de la chaîne de production (thoniers, remorqueurs, surgélateurs, fermes).



Le transfert en mer des thons dans un surgélateur étant maintenant interdit, nous sommes curieux d’aller voir de plus près les activités de ce Daniela là ( :->). Nous nous rendons donc sur zone et attendons toute la nuit pour voir si un thonier vient lui livrer sa pêche. Au matin, toujours rien : nous restons attentifs au moindre signal radar, mais rien ne bouge. Ce bateau ne fait certes rien de répréhensible, mais pourquoi est-il là à dériver au milieu de nulle part ?


Le Daniela : reefer panaméen, équipage coréen, travaillant pour un opérateur espagnol

Cette attente est mise à profit pour organiser un « boat-training » pour permettre aux membres de l'équipage de se perfectionner et/ou se former à la conduite des zodiacs. Une fois ceux-ci remontés sur le pont, on enchaîne : cette fois c'est un "homme à la mer!" qu'il nous faut d'abord retrouver puis ramener à bord ! Ces exercices réguliers nous permettront bien sûr d'être plus efficaces en situation réelle...

Nous sommes toujours en dérive à proximité du Daniela. Et c'est ce mercredi matin que nous décidons d'engager une « mission d'inspection citoyenne ». En pleine mer !. À 16h, 4 zodiacs sont mis a l'eau. Nos quatre "Tuna Inspectors" montent à bord du Daniela. Ils tentent d’engager le dialogue avec un capitaine un peu effrayé et passablement nerveux. Pour tenter de le sécuriser, les journalistes qui avaient suivi redescendent. Nos inspecteurs peuvent alors questionner le capitaine sur sa cargaison et les raisons de sa présence ici. Ils n'obtiendront que très peu de vraies réponses : "Non, je n'ai pas de poisson a bord, mais je refuse de vous montrer mes cales! " "Oui, j'ai des pare-battages (sorte de pelochons gonflables destinés à amortir les chocs NDR) et des pneus le long de ma coque mais c'est parce qu'on peut toujours faire des rencontres!" "Non, je ne sais pas ou je vais après, je ne fais qu'attendre des ordres!" Visiblement, cette situation d'illégalité virtuelle, aucune raison ne pouvant expliquer sa présence à cet endroit-là à ce moment-là (NDR) le rend confus et pas du tout crédible.

Le moins qu'on puisse dire c'est qu'il reste encore beaucoup à faire pour que les décisions de la communauté internationale, même lentes et timides, soient réellement appliquées sur le terrain, et que des contrôles soient effectués directement sur les bateaux ! Patrick.

mercredi 20 juin 2007

Visitez le Rainbow Warrior et l’Artic Sunrise.

Venez découvrir les bateaux de la flotte Greenpeace, qui sillonnent les océans du globe pour la sauvegarde de la planète !

Du samedi 30 juin au lundi 2 juillet, l’Arctic Sunrise sera amarré quai Louis XVIII à Bordeaux. Cette escale sera l’occasion pour vous de découvrir tout notre travail de terrain pour la protection des forêts du Bassin du Congo.


Dernière minute ! le bateau n'ouvrira pas ses portes le 2 juillet ! En revanche il sera à quai le samedi 30 juin et le dimanche 1er juillet.


Du mercredi 25 au samedi 28 juillet, le Rainbow Warrior fera une escale à Bastia (lieu à préciser). Toute l'équipe en charge de la campagne de Océans sera présente pour vous faire découvrir le bateau et la campagne en cours, en particulier le thème de l'étape : les réserves marines.

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mardi 19 juin 2007

Un thon pris au piège



"Notre" thon était mort sur cette palangre depuis vraisemblablement plus deux jours

Par Patrick

Ce week-end, nous voici de retour à Malte pour procéder au renouvellement express des équipes de journalistes embarqués à bord : vous avez d'ailleurs peut-être suivi la chronique quotidienne de Dino sur le site de Libération, et vous aurez certainement l'occasion de voir un reportage sur la surpêche du thon rouge dans un des JT de France 3 le week-end prochain…

Et nous repartons illico en direction des zones de pêche au large des côtes libyennes. Et encore une fois, alors que c'est interdit, nous rencontrons un avion de repérage assistant les pêcheurs dans la recherche des bancs de thons !

Vendredi matin, nous étions partis en zodiac avec Marco notre photographe, pour référencer un bateau pêchant à proximité. Mais auparavant, il nous est demandé d'aller vérifier la présence d'objets flottants pas très loin et qui avaient été aperçus depuis le pont du Rainbow Warrior. Mais, au ras de l'eau, on ne voit rien et nous avons besoin du guidage radio. Après quelques ronds dans l'eau, finalement, on voit 2 bouteilles en plastique et un gros bidon reliés par une ligne. Une palangre ! Nous tirons sur la ligne, nous tirons, nous tirons… Ca devient de plus en difficile et lourd.... Au passage, nous défaisons les appâts (des maquereaux) accrochés aux différents hameçons. Et finalement, on voit que c'est un thon qui a été pris, et c'est d'ailleurs sûrement lui qui a fait rompre la ligne !

Décision est prise de le ramener au bateau, pour quelques photos et mesures (documenter est le but de notre mission !). Il nous faut donc l'attacher au zodiac, et pour cela continuer à le remonter et à le placer de manière horizontale de façon à lui passer une corde autour de la queue. Nous sommes deux, couchés sur le zodiac, penchés en avant, l'attrapant par les nageoires, pour enfin réussir a l'arrimer. En plus nous lui accrochons un deuxième hameçon pour tenter de solidifier le tout. Au vu des efforts fournis, il nous paraît à ce moment assez gros.

Après les mesures, il ne fait "que" 2,30m de long, pour un poids estimé à 150kg (en fait, selon la table de correspondance en vigueur à l’ICCAT, ce thon de 2,30m pesait entre 220 et 240kg. NDR), ce qui est certes respectable, mais rappelons-le, il était fréquent avant les débuts de cette surpêche de trouver des spécimens de 600kg !

vendredi 15 juin 2007

Une journée type à bord…



Un des avions italiens survolant les eaux pour repérer les bancs de thons : pratique déjà interdite au mois de juin les années précédentes et d'autant plus depuis le 13 juin, où c'est interdit partout et toute l'année !

Par Patrick

7h30 : le matelot de quart vient réveiller tout le monde. Bien entendu, ceux qui ont été eux-mêmes de quart durant la nuit ont droit à une prolongation de sommeil… 7h30 - 8h : petit-déjeuner…. C'est le moment où la diversité des cultures s'exprime le plus… au travers de la variété des couleurs des tartines ! Tout un symbole de résistance à l'uniformisation de la mondialisation ! Immédiatement après, débute le nettoyage de l'ensemble des parties communes (mess, couloir, douches, toilettes, etc.), et là, le tour de rôle est la règle. Puis chacun se met à son travail : les mécanos et électriciens dans la salle machine, les matelots sur le pont pour tous les entretiens du bateau (peintures, graissages, réparations, nettoyages, et aussi manoeuvres concernant les zodiacs et les voiles si nécessaire) ; l'équipe campagne est dans le poste de pilotage avec l'officier de quart pour scruter l'horizon et recenser tout ce qui se passe sur l'eau à l’aide du radar.

Les pauses de 10 et 15h sont l'occasion de se retrouver devant un café… Les repas se prennent quant à eux a midi et 18h, et en ce moment sur le Rainbow Warrior, la cuisine a une teinte très méditerranéenne… Emilse, notre cuisinière italienne a longtemps vécu en Espagne.

Enfin à 17h, fin de la journée de travail, et donc possibilité de boire une bière (seul alcool à bord) sur le pont, face à la mer, en se racontant les divers évènements de la journée ou en refaisant le monde... On peut aussi improviser un swimstop (une baignade, quoi !) pour quelques brasses dans une eau a plus de 24 degrés.

Mais voilà, une journée-type ça n'arrive quasiment jamais ! Hier soir, les zodiacs ne sont rentrés qu'après minuit, et du coup, leurs équipages, les photographes, le grutier assisté de matelots pour remonter les zodiacs étaient encore sur la brêche. Et la journée avait commence à 6h, activité des thoniers oblige...

Depuis 2 jours, le Rainbow dérive à proximité d'un reefer (navire surgélateur, en l'occurrence le Paloma au pavillon panaméen) et d'un remorqueur de cages qui ont eux mêmes l'air d'attendre. Le but ? Savoir quel bateau allait les appeler pour un transfert. Enfin, hier, ont fini par s’approcher 3 thoniers senneurs italiens travaillant en équipe, assistés par 4 avions, trois américains et un italien, pratique complètement interdite depuis le 13 juin ! Nous sommes toujours en attente pour vérifier vers qui ils vont transférer leurs prises. Pour rappel, la nouvelle réglementation interdit aussi d'utiliser le transfert en mer dans un surgélateur pour écouler les prises de thons. Elle est en effet bien trop opaque. On sait par exemple que certains surgélateurs, une fois chargés de thons, partent directement en Asie par le canal de Suez, ou en passant par les îles Canaries, échappant ainsi a tout dénombrement qui permettrait une gestion rigoureuse des quotas de pêches alloués à chaque pays.

L’Europe se donnera t-elle les moyens de faire respecter le modeste plan qu’elle vient d’adopter ?

mercredi 13 juin 2007

Grosse effervescence sur une mer très calme !


Le Jean-Marie Christian VI en pleine mer, senne déployée

Par Patrick

Après une escale d'une semaine à Malte que nous avons mis à profit pour décompter les nombreux bateaux (palangriers, thoniers, surgélateurs) s'y trouvant du fait de conditions de mer défavorables, nous avons quitté Malte lundi 11 après-midi sous un très chaud soleil et sur une mer redevenue plate.

Tout l'équipage est heureux de se retrouver en mer ; c'est tout de même la raison de notre présence à bord ! De plus, à terre, il y a beaucoup plus de dispersion : observations des bateaux au port pour les uns, contacts avec des techniciens maltais pour les mécaniciens, réapprovisionnement pour les cuisinier(e)s, et visite de Malte pendant les temps de repos pour les autres...

Ce départ nous permet de recréer cette unité qui nous rassemble tous dans nos objectifs communs. Dès la soirée, nous croisons le « Graciela », le navire surgélateur déjà décrit dans ce blog et qui rentre à Malte livrer sa marchandise.

Le mardi 12 matin vers 6h, nous arrivons sur le site repéré par une reconnaissance faite la veille en avion. Et nous voilà au milieu de pas moins de 25 bateaux ! Parmi eux des Tunisiens, des Espagnols, des Italiens, des remorqueurs de cages, et aussi 2 thoniers-senneurs français (Les Jean Marie Christian III et VI de Sète), que nous avions vus à Malte en train de refaire le plein de carburant. Nous observons l'un des deux déjà en train de transférer les thons depuis la senne vers une cage. Nous sommes aussi survolés par 3 avions qui assistent les bateaux dans leur recherche de bancs de thons, activité pourtant interdite en juin, et on le voit, encore en cours ! A noter que tout ce petit monde est accompagné par un navire de l'armée française. Lorsque les thoniers se sont déplacés, le patrouilleur reste à leur contact une bonne partie de la journée... pour les protéger ? De qui ? De quoi ? Nous avons bien essayé de le leur demander en direct, mais la Grande Muette a fait honneur à sa réputation !

Après une poursuite qui a duré toute la journée, nous retrouvons les Jean Marie Christian vers 19h en train de déployer leur senne. L'équipe télé présente à bord du RW tente de les interroger sur l'état des stocks, leur avis sur l'avenir d'une telle pêcherie, mais à part des "bonjour à ma famille" ou "on veut des t-shirts", ils n'obtiendront qu'un mutisme visiblement préparé.

Plus tard dans la soirée, la prise n'ayant certainement pas été suffisante, les pêcheurs décident non pas d'un transfert dans des cages mais plutôt de remonter leur filet, de tuer les thons et de faire appel à un navire surgélateur (en l'occurrence l'Astraea battant pavillon panaméen) pour emporter la marchandise, technique qui permet aussi de mystifier la réglementation sur les quotas nationaux.

Nous sommes donc aux premières loges pour d'abord noter la faible taille des thons (certains faisant moins de 30 kg !), et ensuite pour observer le flot de sang qui suit immédiatement la remontée du filet, puisque les thons sont saignés (une incision sur chaque ouïe et une à la base de la queue) pour que la chair ne "vire" pas.

Plus tard, le transfert dans le surgélateur donnera lieu encore à des scènes assez « sanglantes » : le poisson étant débité très rapidement et les viscères rejetées a l'eau ! Le transbordement se termine a 23h55, ce qui est tout sauf un hasard : la nouvelle réglementation (cf la réaction de Greenpeace à cette dernière) interdisant ce type de transfert a partir du 13 juin 00h00 et notre présence les incitant certainement a un zèle particulier !

mardi 12 juin 2007

A la une de liberation.fr : "Greenpeace veille au thon en Méditerranée"



Retrouvez l'article de Dino Diméo, journaliste à Liberation, qui accompagne Greenpeace en mission d'observation de la pêche au thon en Méditerranée. Cliquez-ici.
Ecoutez l'interview audio de Dino Diméo sur le site de liberation.fr. Cliquez-ici.

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mercredi 6 juin 2007

L'Astra retourne bientôt à quai


La palangre de l'Astra



Sebastian, traduit par François



Il est 4 h de l'après-midi, et l'Astra s'apprête à remonter ses lignes. L'Astra est un palangrier d'une vingtaine de mètres en provenance du port de Siracuse, en Sicile. La palangre est composée d'une ligne principale à partir de laquelle sont fixées d'autres lignes, à intervalles réguliers et chacune terminée par un hameçon. Pour l'Astra, ce sont 50 milles nautiques (un peu plus de 90 km) d'une ligne principale et 1 700 hameçons qui sont utilisés à cette période de l'année pour la capture du thon rouge et de l'espadon.

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dimanche 3 juin 2007

Le Graciela : comment un bateau peut en cacher un autre?


Le Graciela: Palangrier converti en navire usine ici dans le port de la Valette

Parmi tous les bateaux qui fréquentent la zone il en est qui sont certes moins "fréquentables" que d'autres, mais dont la présence constitue un excellent indicateur. Gros plan sur le Graciela, loin d'être un inconnu pour les équipages de Greenpeace...

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jeudi 31 mai 2007

28/29 mai : Vent + vagues = zéro bateaux !


Un palangrier similaire à celui croisé par l'équipage du Rainbow. D'après le capitaine de ce bateau, "le thon c'est fini"

Pendant 2 jours, pas de thoniers, pas de remorqueurs, rien. Nous sommes seuls à naviguer dans ces eaux devenues agitées. Ce qui suscite en nous deux sentiments contradictoires : d'une part, nous ne pouvons mener notre mission aussi pleinement que nous le souhaitions (pour rappel : recenser de manière aussi exhaustive que possible les activités de cette pêcherie), ce qui est frustrant, mais d'autre part, c'est une chance pour les thons, et ça, c'est réconfortant, cela console de toutes les frustrations !!!

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lundi 28 mai 2007

C'est parti! Le jeu de pistes a commencé...


Le Rainbow Warrior toutes voiles dehors : les pirates de la Méditerranée ont intérêt à bien se tenir :->

Par Patrick

25/27 mai

C'est vrai : le mot "jeu" paraît peu approprié, tant les conséquences de cette pêcherie sont dévastatrices et dramatiques. L'équipe du Rainbow est entrée en phase active de traque et de collecte d'informations. Il lui arrive aussi de croise au hasard de sa route de vielles connaissances auxquelles il faut extorquer un nom de bateau, un tonnage, une date...

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dimanche 27 mai 2007

La zone dans laquelle évolue le Rainbow : Pas la Place de la Concorde mais pas un désert, loin de là...


Le "poste de travail" d'un de nos observateurs quelque part sur une falaise méditerranéenne

La pêche au thon est une des nombreuses pêcheries qui se pratique sur frayères, c’est-à-dire sur les zones de rassemblement prénuptial et d’accouplement des poissons. C’est à ce moment, et à ce moment-là seulement que les thons se rassemblent en bancs, ce qui permet de le capturer avec des engins de pêche intensifs et productivistes. En dehors de cette période, les thons vivent en petites cohortes et la senne tournante n’est plus opérante. Le thon rouge de l’Est Atlantique/Méditerranée (juridiquement parlant, il s’agit d’un stock unique géré par la même commission de l’ONU, l’ICCAT) se reproduit sur 4 zones seulement : Le Golfe du Mexique où sa pêcherie est très strictement encadrée et contrôlée, les Baléares, les eaux libyennes et la chevilles de la botte italienne. Voilà pourquoi le thon de Méditerranée revêt un caractère aussi éminemment stratégique (financièrement parlant), pourquoi des gouvernements font la sourde oreille lors des conseils des ministres à Bruxelles, pourquoi La Commission Européenne « roupille » plutôt que de prendre le taureau par les cornes et pourquoi enfin certains professionnels (pas tous, c’est à souligner) vilipendent Greenpeace à tour de bras et la vouent aux gémonies.

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jeudi 24 mai 2007

Un drôle de calme avant l'orage

Par Patrick

L'équipage est amariné, a eu le temps de se familiariser la zone, commence à comprendre qui fait quoi, qui passe par où... La phase de découverte tire à sa fin, la météo est redevenue clémente et la mission prend le rythme de croisière qu'ellel maintiendra pendant un mois. Toute une ruche va fonctionner 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 : Fouiller la surface, analyser des données, anticiper des scénarios, documenter, comprendre et témoigner.

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mercredi 23 mai 2007

Le vrai démarrage de la campagne en mer


Un remorqueur repéré

Par François

22 mai - Nous y sommes, de retour en mer à bord du Rainbow Warrior... C'est toujours un grand plaisir de mettre les voiles à bord de ce bateau, sans jamais vraiment savoir jusqu'où il nous conduira, en dépit de tout le travail de préparation qui a pu être élaboré en amont. Nous avons planifié pour les semaines qui suivent de contrôler l'étendue de la pêcherie du thon rouge en Méditerranée centrale, où 60 % des thons vivants ont été capturés l'année dernière à la même période. Il aura fallu 120 thoniers-senneurs pour réaliser cette prouesse, et nous en attendons environ 200 cette année dans ces même eaux. Quelles eaux ? Celles qui s'étendent entre la Tunisie, Malte et la Libye, en incluant la zone d'exclusion des pêches libyennes, à 65 milles nautiques des côtes alors que les eaux territoriales s'étendent normalement sur 12 milles (moins encore en Méditerranée).

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Greenpeace